L'ensemble instrumental
Formation à part dans le paysage musical des orchestres permanents français, l'Orchestre d'Auvergne est un ensemble à cordes dont l'excellence est reconnue bien au-delà de ses frontières. La particularité de ses 21 cordes réside dans la stabilité exceptionnelle des effectifs, 5 musiciens étant déjà présents à la création de l'ensemble en 1981, 19 depuis plus de 15 années, et dans la très grande qualité d'un travail spécifique à l'orchestre de chambre, mené par Jean-Jacques Kantorow, puis par Arie van Beek, avec la participation de solistes et de chefs parmi les meilleurs, tous instruments et toutes générations confondus.
Les nombreuses pages écrites dans l'histoire de la formation ont été marquées d'un indéfectible engagement musical, tant de la part des musiciens, que de celle des directeurs musicaux, permettant la réalisation de très nombreuses tournées et de plus de 30 CD tout en assurant conjointement et avec fidélité la vie musicale de la Région Auvergne et de la ville de Clermont-Ferrand.
Il revient tout d'abord à Jean-Jacques Kantorow d'avoir compris cet orchestre et d'en avoir forgé le son et le jeu engagé, qualités ayant séduit tous ses publics. Infatigable visionnaire, il a porté la formation au plus haut niveau international, avec générosité et exigence, permettant également à chaque musicien de trouver sa voie, notamment en créant une série de concerts de musique de chambre en petites formations. Cette pratique n'est certainement pas étrangère à la grande cohésion instrumentale de l'ensemble.
L'actuel directeur musical, Arie van Beek, a su conserver cet esprit tout en ouvrant très largement les horizons musicaux de l'orchestre : le répertoire abordé est sans cesse renouvelé, de la première période baroque à la plus contemporaine des créations, d'un continent à un autre, avec un souci permanent du détail et un respect absolu du compositeur et de la partition.
Tous ces éléments réunis permettent d'augurer une longue et fructueuse carrière à venir pour cet ensemble de chambre, né de la volonté d'une politique culturelle décentralisée pour la musique classique, musique qu'il a su défendre, faire vivre, et porter au plus haut niveau depuis sa création.

